Les DSI encore prudentes sur le SaaS

Architecture cloud computing et place du SaaS

Les enquêtes montrent que métiers et DSI ont un réel intérêt pour le SaaS. De l’intérêt mais pas encore d’engouement.

Le dossier du Cigref « Le SaaS dans le SI de l’entreprise » est intéressant à cet égard. D’autres enquêtes sont disponibles, toutes listent à peu près les mêmes intérêts du SaaS et les mêmes freins à son adoption.

Quelques points essentiels ressortent de ces diverses enquêtes, des témoignages, mais aussi de nos entretiens avec les offreurs de solutions :

1.     Les entreprises sont encore dubitatives sur la facilité de la réversibilité en cas de changement de prestataire, et sur les aspects sécurité des accès et protection des données. Ces points arrivent en tête des inquiétudes dans la quasi totalité des études sur le SaaS.

2.     L’interopérabilité des applications en mode SaaS entre elles et/ou avec des applications « classiques », opérées soit en interne soit par un infogérant traditionnel, soulève encore de nombreuses questions. Les entreprises attendent des standards d’interopérabilité pour résoudre le problème de l’intégration avec d’autres éléments du SI, et ouvrir ainsi des possibilités de « banaliser » le SaaS.

3.     Principalement pour la raison précédente, les applications SaaS se limitent encore à des domaines « autonomes », c’est-à-dire peu intégrés à un système d’information complexe.

4.     Un vecteur fort d’adoption du SaaS est la mise en place de filiales ou de nouveaux services à l’étranger. Pour « monter » un SI rapidement, si l’entité en question n’utilise pas le « SI siège », le SaaS EST la solution. Les start-ups font le même raisonnent pour leur propre développement.

Il n’y a plus tellement de doute sur l’avenir et la progression du SaaS. Il atteindra sa pleine maturité et sa complète sa viabilité, et s’ajoutera ainsi à la palette de choix de solutions pour les entreprises. La question est « à quel horizon » ? Un an, deux ans, trois ans ? Sans doute encore un an ou deux pour l’évangélisation définitive du marché, la résolution des questions de sécurité, de protection, et des pratiques d’engagement de services. En revanche je suis plus perplexe et prudent sur l’avènement de standards d’interopérabilité. Nous savons bien que dans ces situations où les parties prenantes sont nombreuses et les intérêts en jeu énormes, les normes et standards avancent lentement. Trop d’attente pourrait-il faire stagner voire capoter ce marché ? Sans doute pas. Mais les entreprises profiteraient moins vite des avantages du SaaS.