Quand le bus prend une voie sans issue : Progress Software et Sonic ESB

voie sans issus Suite à des résultats « inférieurs aux attentes du marché » et à l’insistance de Starboard Value LP, un de ses principaux actionnaires, Progress Software vient d’annoncer un changement de stratégie et un recentrage de ses activités sur son cœur de métier : la plateforme de développement d’applications (OpenEdge) qui représente aujourd’hui 50% de ses revenus, ses drivers et outils d’intégration de bases de données (DataDirect Connect), sa plateforme de traitements d’événements complexes (Apama), et son outil de gestion de règles métier (Corticon).

En parallèle d’un programme de réduction des coûts qui se traduira par une réduction des effectifs de 10 à 15%, Progress Software se désengage du développement plus 10 produits (revente à un autre éditeur ou spinoff) dont l’outil de BPM (Savvion), son bus d’entreprise (Sonic ESB).

Quelques remarques

  • Cette nouvelle stratégie remet en cause le développement de l’offre de gestion de la réactivité opérationnelle (RPM Responsive Process Management) que Frédéric Fuchs, le nouveau DG et VP Europe du Sud annonçait en début d’année
  •  Ce changement brusque de stratégie de l’éditeur ne remet pas en cause la qualité technique des produits abandonnés. Pour mémoire, Sonic ESB  est considéré comme un produit leader dans l’évaluation de Forrester. Il n’en reste pas moins vrai que les clients doivent comprendre rapidement l’avenir réservé à ces produits.
  •  Le choix des entreprises en matière de middleware doit se faire non seulement sur des qualités techniques mais sur leur intégration avec les autres logiciels d’infrastructure. Choisir une solution dans l’offre des principaux vendeurs de plateforme middleware (IBM, Oracle, SAP, Microsoft) ne présente pas de risques d’intégration (elle est assurée par l’éditeur), la question se pose pour les acteurs plus spécialisés (Software AG,  Tibco ou Redhat) ou les acteurs de niche (Fioranno,Cape Clear ou MuleSoft.)