Quand l’email rentre en résistance…

Dans ces temps changeants, on a souvent tendance à jeter le bébé avec l’eau du bain.

En l’occurrence, combien de fois avons-nous entendu ou lu  que les réseaux sociaux (soit Facebook avec ses 800 millions d’utilisateurs actifs) signent l’arrêt de mort de la messagerie électronique ?   

Thierry Breton confirme sa stratégie de suppression de l’email pour les 80 000 employés d’Atos. C’est surtout une bonne stratégie de communication (voir son interview sur la BBC), et l’idée a été commenté et débattue par l’ensemble des acteurs.

Pourtant les plateformes sociales publiques (Facebook, Google+) ou professionnelles (LinkedIn, VIadeo…) ou d’entreprise (IBM Connections, SAP Streamwork, Tibco Tibbr…) souffrent tous des mêmes défauts par rapport à l'email. Il est :

  • Ouvert. Il met en jeu des formats  et des protocoles standards. Il est disponible à tous. Ma grand-mère et mon fournisseur chinois peuvent communiquer avec moi.
  • Universel. Nous n’avons pas besoin du même logiciel client, du même serveur. Tout le monde peut utiliser une application spécifique du mobile, du PC ou de la tablette ainsi qu’un navigateur pour communiquer, là où le client Facebook n’est disponible sur Android que depuis quelques semaines.  
  • Privatif. L’email peut être privé. Les technologies d’encryptage, les possibilités de stockage local renforcent la gestion de la privacy des utilisateurs.  
  • Libre. L’email n’appartient à personne. Il n’y a pas derrière cette application une entreprise qui tente de valoriser les informations de ses utilisateurs.
  • Personnel. L’email est centré sur l’usage. C’est moi qui choisit ce que je veux voir et ce qui est important.

Certes, pour paraphraser Winston Churchill, l’email est le pire système de communication, à l'exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l'histoire. Alors de là  à le jeter ?