Quand IBM s'occupe des affaires sociales l

Sandy Carter, Vice-présidente mondiale des ventes IBM pour les solutions de collaboration Lotus, était à Paris cette semaine. Elle a rencontré analystes, bloggeurs, journalistes et partenaires lors d’un petit déjeuner.   

Grande bloggeuse et tweeteuse devant l’Internet, elle nous a recommandé de communiquer sur cette réunion et ses messages.

 

 

Les messages d’IBM autour de l'agenda Social Business

IBM Social Business Agenda

  • Après l’Internet des années 90, le e-Business des années 2000, voici le Social Business des années 2010 qui va révolutionner le monde des affaires. Toute entreprise doit passer sur le social business ou se condamner à disparaitre. Et pour montrer le niveau d’importance de cette révolution, Sandy Carter évoque le cas d’un CEO d’une grande banque qui lui avait prédit dans les années 90 que personne ne ferait ses opérations bancaires sur Internet.
  • Mais c’est quoi les Affaires Sociales ( !) ? La définition d’IBM tient en trois mots : Engagement, Transparence et Agilité. Engagement sur tous les canaux d’activités de l’entreprise et incluant tous les processus, Transparence et réciprocité entre les employés et le marché. Les employés deviennent des avocats de l’entreprise, Agilité, car aujourd’hui tout est question de temps et de rapidité d’exécution et qu’après l’heure, c’est trop tard.
  • Les domaines clés du social business (les domaines ou les entreprises investissent) sont dans l’ordre les ressources humaines, le marketing, le service client, le développement de produits et la chaîne logistique.  
  • La responsabilité du projet est celle du COO, le CIO n’est qu’en support, un « conseil numérique » doit être créé et inclure des représentants des différentes directions.
  • En règle générale et spécialement en France, les projets débutent par une appropriation interne avant de s’é »tendre vers les partenaires et les clients. En France, nous sommes plus sensibles aux problématiques de Vie Privée.
  • Les échecs dans les mises en place ont souvent les mêmes causes. (1) le projet est lancé sans donner de guidelines aux employés, (2) l’entreprise parle mais n’écoute pas et le dialogue ne s’établie pas, (3) Les gens ne veulent pas participer par manque d’intérêt, de reconnaissance…
  • L’éducation au social business est importante. Ces nouveaux outils ont des règles du jeu et d’usages particuliers. Comment Tweeter dans un cadre professionnel ? Quel est l’intérêt des blogs pour l’entreprise ? L’expérience des jeunes peut être utile.

En bref, le message d’IBM est fort : le social business va changer fondamentalement la façon dont on travaille. Et comme le e-business de l’époque, je pense que cette composante relationnelle va être un outil de plus que les entreprises vont pouvoir explorer et non une révolution complète du mode de travail.

D’une manière étonnante, le message d’IBM est centré sur l’aspect social et la technologie a quasiment disparu (je ne pense pas que Sandy a dit une seule fois le nom de Lotus Connections ( !)). Alors qu’on parle ici de l’impact de la technologie sur les usages. Grâce à Internet, aux réseaux sociaux, au support à la mobilité, je peux démarrer une conversation avec l’entreprise. Andrew McAffe a d’ailleurs fait un bon billet pour expliquer pourquoi il préfère parler d’Entreprise 2.0 plutôt que de Social Business.  

1984Enfin, Sandy a conclu en évoquant l’arrivé du Tableau de Bord personnel de Réputation. De la même manière que sur Amazon les livres sont évalué par les internautes avec de « J’aime » ou des « J’aime pas », nous aurons tous notre fiche de Réputation avec les commentaires positifs (comme sur LinkedIn ou Viadeo aujourd’hui) et négatifs (rappelez-vous le tollé autour du site Note2be, le site qui publié les évaluations des professeurs faites par leurs élèves). On nous prédit un monde très Orwellien. Pas sûr que le monde à la 1984 ça me branche !