Les mantras de l'industrie IT : SOA peut-elle aider le Cloud ?

L’industrie IT adore les « buzz words », sorte de mantras magiques que tous les acteurs répètent en boucle. SOA a eu son heure de gloire il y a quelques années. Il a complétement disparu du vocabulaire, remplacé par le concept éthéré du cloud computing.

Si le marketing des fournisseurs a changé de mantra, SOA et Cloud Computing parlent de la même chose, le service, mais sur deux aspects complémentaires : sa fabrication et son exploitation.

On peut faire quelques remarques sur le sujet

  • L’orientation service définit la façon de construire une application composite, le cloud computing définit l’infrastructure et le modèle de fourniture de cette application
  • L’architecture SOA définit des services d’infrastructure comme des boites noires spécialisées (métier, données, messages, stockage…), le cloud computing permet d’étendre les possibilités d’exploitation de  en apportant la couche d’abstraction sur la localisation, les ressources nécessaires, les plateformes utilisées …

La difficulté reste de déterminer quels sont bons candidats parmi les services, données et informations, et processus à mettre sur le cloud mais également quel est le meilleur cloud (on-premise, hybride, public) capable de garantir le bon niveau de service (SLA) en terme de coût, de sécurité, de performance, etc.

La démarche consiste à sélectionner des services :

  • Qui participent dans des environnements (processus, application et données) faiblement couplés.
  • Dont les points d’intégration sont bien définis
  • Qui n’ont pas besoin de haute sécurité
  • Dont l’architecture interne est saine
  • Qui ne nécessitent pas d’interfaces natives à des applications

Une démarche d’architecture d’entreprise combinant l’initiative SOA et le déploiement sur le cloud, permet de décider quels sont les workloads qui peuvent évoluer sur le Cloud. On parle par exemple de services de collaboration, développement et test, de postes de travail, de sites Web mais également de service d’infrastructure (par exemple, calcul et stockage), d’analytics. Enfin des services métiers plutôt autonomes (comme l’automatisation des forces de ventes ou la gestion de la relation client) sont évidemment des bons candidats à une exploitation sur le nuage.

Et vous ? Avez-vous lancé une démarche d’architecture d’entreprise dans votre organisation qui prenne en compte une approche de service et un déploiement sur le nuage?