Le monde des applications d’entreprise change …

Les applications d’entreprises ont mauvaise réputation. Ces moteurs des entreprises nécessitent de lourdes études préalables, la mise en œuvre d’un projet de mise en œuvre complexe et un lourd investissement en temps et en argent incompressible.  Sensées simplifier et fluidifier les processus de l’entreprise, elles sont difficiles à utiliser, lourde à maintenir.

Pourtant dans ce sombre paysage, une éclaircie dans les nuages apparait. 

D’abord de nouveaux entrants, nés dans la même génération que Google ou Facebook, ont adopté leurs approches techniques et proposé des nouvelles solutions de gestion des clients (Salesforce.com), des finances (NetSuite) ou des collaborateurs (Successfactors).  Ils ont tous développés leurs offres avec trois objectifs : cloud, social et mobilité. Ils proposent tous des solutions simples d’emploi et évolutives, au code unique partagé par tous les clients. Ils commercialisent tous leurs solutions directement auprès des directions des ventes, des finances ou des ressources humaines.

 

Les acteurs traditionnels ne sont pas restés inactifs. Et aujourd’hui, SAP, Oracle et Microsoft, pour ne citer que les plus grands, se sont lancés sur les traces de ces nouveaux entrants avec des produits basés sur les mêmes arguments (Cloud, Social, Mobilité). Il faut dire que ces acteurs doivent protéger leur base installée composée de grandes entreprises et de PME, filiales ou partenaires de ces grands groupes.

Lors d’Open World, Oracle a annoncé que sa nouvelle génération d’applications (Fusion) s’exécutera à la fois sur site mais également sur le Cloud. Toutes ses applications d’entreprise sont mobilisées. Et Oracle Social Network permet d’ajouter le support de la communication, de la collaboration et des communautés.

SAP a pour sa part annoncé sa stratégie et sa roadmap lors de SAPPHIRE. Il propose des suites applicatives cohérentes, associées à des outils élaborés d’analyse et de reporting, accessibles depuis tout type de terminal de bureau ou mobile, disponibles dans un environnement sur site, hébergé ou sur le Cloud et combinant transactions de gros volumes et analyses en temps réel grâce à la technologie in Memory.

En ligne avec sa stratégie Software+Service (la réunion des meilleures fonctionnalités des solutions hébergées, sur site et des services délivrés via internet), la prochaine génération des applications de Microsoft Dynamics  utilisera même base de code pour les versions sur site et les versions en ligne. C’’est au travers de Windows Azure que Microsoft donnera accès au Cloud ces outils.

Qui va gagner dans ce combat titanesque ou la puissance des sociétés implantées doit faire face à l’agilité des nouveaux entrants ?  Ma boule de cristal n’est pas très claire à ce sujet.

Par contre, ces stratégies doivent nous interpeller. La vague croissante de partage social et la collaboration, la transformation apporté par le Cloud Computing et la mobilité, sont des forces irrépressible. Et, pour paraphraser Charles Darwin, « Les entreprises qui survivent ne sont pas les entreprises les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements. »

C'est vraiment aussi simple que cela.