Entreprise 2.0 : La nouvelle fracture sociale

Les vendeurs de technologie et la presse spécialisée ont souvent évoqué la fracture générationnelle en parlant des technologies Entreprise 2.0 et de leurs adoptions dans les entreprises. Les jeunes nés avec un ordinateur et un smartphone dans leur berceau seraient plus à même de s’approprier blogs, wikis et autres réseaux sociaux d’entreprise. Cette fameuse génération Y, détrônée aujourd’hui par la génération Millénial ne pourrait travailler dans une entreprise 1.0.

Génération X  Y Z

Nous avions évoqué ici que le problème n’était peut-être pas aussi simple que ça et que les « vieux » de plus de 40 ans avaient encore une appétence pour la technologie et que l’entreprise devait accompagner la mise en œuvre des technologies sociales pour tous les collaborateurs de l’entreprise.

Aujourd’hui, une étude d’Harris Interactive, commissionnée par Deloitte, vient confirmer ce point en donnant un éclairage très intéressant sur le domaine social dans les entreprises. D’après cette étude, il existe une fracture sociale dans l’entreprise mais pas entre les générations de collaborateurs mais entre la direction et les employés.

Cette étude met en évidence la différence d’opinion entre la direction générale et les employés au sujet de l’utilité des réseaux sociaux.

·         45% des dirigeants pensent que les réseaux sociaux ont un impact positif sur la culture de l’entreprise, ce constat est partagé par 27% des employés seulement

·         41% des managers, à comparer aux 21% des employés, pensent que les réseaux sociaux d’entreprise aident  à construire et à maintenir une culture d’entreprise

·         38% des managers pour 17% des employés trouvent que les RSE augmentent la transparence dans les entreprises

 

Je laisse la conclusion de ce billet à Punit Renjen, président du board de Deloitte,

« Alors que les chefs d'entreprise devraient reconnaître la façon dont les gens communiquent aujourd'hui, particulièrement [la génération Millenium], ils doivent garder à l'esprit les limites de ces technologies. Les normes pour cultiver la culture n'ont pas changé et exigent que les managers bâtissent la confiance [dans leurs équipes] au travers de réunions en face à face, de téléphone direct et de messages personnels »